Ils appellent ça de la socialisation. C'est en réalité des familles qu'on déchire.

Un argument qui cache une réalité brutale


Depuis des mois, les défenseurs de la captivité avancent le même discours rassurant. Les dauphins auraient besoin d'être socialisés. D'être transférés vers d'autres structures pour préserver leurs liens. Un argument qui semble bienveillant, presque scientifique.


Sauf que derrière ce vernis de bienveillance se cache une réalité que One Voice dénonce avec force : les transferts prévus vont précisément détruire les liens qu'ils prétendent protéger. Des mères séparées de leurs filles. Des frères arrachés à leurs compagnons de toujours. Des individus qui ont grandi ensemble depuis leur naissance dispersés entre plusieurs delphinariums.


On nous parle de socialisation. Ce qui se prépare, ce sont des séparations.


Sharky, quarante ans de captivité et un nouveau déracinement en perspective


Sharky a été capturée en Floride dans les années 1980. Depuis plus de quarante ans, elle a tout enduré : les transferts, les séparations, la perte de proches, les bassins qui remplacent l'immensité de l'océan.


Aujourd'hui doyenne du groupe de Marineland, elle évolue encore aux côtés de sa fille Joe, née en captivité. Après quatre décennies d'épreuves, Sharky aurait mérité la stabilité. Au lieu de cela, on envisage de lui imposer un nouveau déracinement. Combien d'épreuves va-t-on encore lui faire subir ?


Malou, Nala, Lua : trois générations qu'on veut disperser


L'histoire de Malou est celle d'une matriarche. Sa fille Nala est née à Marineland. Sa petite-fille Lua y est née à son tour. Ollie, la dernière fille de Malou, a grandi à leurs côtés. Trois générations, une famille soudée, des liens construits jour après jour dans l'espace réduit de bassins qui n'ont jamais été leur monde.


Dans la nature, cette famille aurait pu rester unie pendant encore de longues années, comme le font les dauphins sauvages dont les sociétés sophistiquées sont aujourd'hui reconnues par la science : ils reconnaissent leurs proches, gardent en mémoire leurs relations pendant des décennies, certaines familles restant unies toute leur vie.


Mais aujourd'hui, leur avenir se décide dans des bureaux. Et les projets de transfert prévoient de disperser ces individus entre plusieurs établissements. Ce qui est présenté comme une solution ressemble surtout à une nouvelle violence imposée à des animaux qui n'ont jamais eu le choix.


Lua, une enfance qui risque d'être brisée


Lua est l'une des plus jeunes dauphines de Marineland. Depuis sa naissance, elle a grandi entourée de sa mère Nala, de sa grand-mère Malou et de sa meilleure amie Ollie, née quelques jours après elle. Elles ont joué ensemble, appris ensemble, construit ensemble les repères sociaux indispensables au développement d'un jeune dauphin.


En captivité, ces liens sont encore plus précieux que dans la nature. Car lorsque tout leur est retiré, l'espace, la liberté, les choix, les repères naturels, il leur reste souvent une seule chose : leur famille. Celle qui partage leur quotidien, traverse les mêmes épreuves, leur permet de tenir malgré l'enfermement.


Lua pourrait bientôt être séparée de celles qui ont constitué tout son univers. Comment peut-on prétendre agir pour le bien-être d'un animal en lui retirant sa famille ?


La fermeture de Marineland n'était pas une libération


Lorsque Marineland a fermé ses portes, beaucoup ont espéré que ces dauphins allaient enfin connaître un avenir meilleur. Mais ce ne sont ni des sanctuaires ni l'océan qui les attendent. Ce sont d'autres bassins, d'autres vitres, d'autres structures commerciales.


Et pour certains, la séparation de leurs proches. Encore une fois, leur destin est décidé selon les intérêts des parcs, pas selon leurs besoins. La fermeture de Marineland n'était pas une libération. C'était un transfert de propriété.


Le 1er juillet, faisons entendre leur voix


Le 1er juillet 2026, One Voice organise un rassemblement devant Marineland à Antibes, de 13h à 14h. Pour Sharky, pour Malou, pour Nala, pour Lua, pour Ollie, et pour tous ceux qui risquent de perdre leur famille une nouvelle fois. Votre présence compte. Votre voix aussi.


Et si vous ne pouvez pas être là physiquement, vous pouvez agir dès maintenant en signant la pétition de One Voice contre les transferts de dauphins vers de nouveaux delphinariums, et en soutenant leur combat pour la création de véritables sanctuaires marins, seule alternative digne de ce nom pour ces animaux qui n'ont jamais demandé à vivre dans des bassins de béton.


Signez cette pétition pour dire non au delphinarium de Beauval et oui aux sanctuaires pour les dauphins.


https://one-voice.fr/petition/non-a-un-nouveau-delphinarium-a-beauval-la-france-doit-tenir-ses-promesses-envers-les-dauphins/?utm_source=brevo&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter%202026%20-%20Transferts%20Dauphins&utm_id=28#form

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